Témoignage: Cindy Menache

Courte biographie


Je suis née à Germiston, en Afrique du Sud. Je me suis installée à Johannesburg, où je me suis mariée et j’ai eu deux filles. Mon mari a été envoyé en Belgique pour son travail en 1999, et nous l’avons suivi ici. Je suis thérapeute de la communication et du langage de formation.
Mon voyage face au cancer a commencé en janvier 2005, quand on m’a diagnostiqué un cancer du sein. A cause de sa nature agressive, j’ai eu droit à l’intégralité des traitements disponibles : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie et traitement hormonal. Je ne peux pas dire que ce fut une époque heureuse, loin de là. J’ai malgré tout tenté d’avoir une approche extrêmement positive, et ce dès le jour terrible du diagnostic. Je n’ai pas envisagé de perdre ce combat, ne fut-ce que pour une minute. Gagner était la seule option envisageable ! Les statistiques de guérison sont élevées pour le cancer du sein, et j’étais intimement convaincue que j’allais confirmer ces statistiques. Je ne me suis pas demandée « pourquoi moi ? ». Mon attitude a été bien plus pragmatique, je me suis dit « pourquoi pas moi ? ». J’étais face à une situation qui demandait une réponse forte, et aller de l’avant avec un sourire sur mon visage était la seule voie possible à mes yeux.
Je dois aussi saluer ma famille et mes amis, qui ont été un véritable pilier m’apportant de la force durant ma maladie. Sans toute l’aide apportée par les proches, la route peut être très cahoteuse...


Que représente pour vous le titre de "Global Hero of Hope" ? Entraîne-t-il des responsabilités particulières ? Est-ce qu’il vous motive à faire connaître encore plus largement les Relais pour la Vie ?


En tant que survivante du cancer, avoir été sélectionnée pour être l’une des premières « Global Heroes of Hope » de Belgique a énormément de valeur pour moi. Je prends ce rôle très au sérieux. Parmi les responsabilités liées à ce titre, il y a entre autres une obligation à soutenir les autres survivants et à leur inspirer de l’espoir. J’essaie de démontrer, par ma guérison complète et mon style de vie active, qu’il y a une vie après le cancer et ses traitements. Les patients et leurs familles peuvent très rapidement perdre espoir face à une rechute, ou quand les traitements ne fonctionnent pas ou entraînent de graves effets secondaires. Mon rôle, en tant que symbole d’espoir, est de leur apporter un soutien sans faille et de les aider à voir la lumière quand tout semble noir. J’ai rencontré des personnes formidables de cette manière.
Une autre de mes responsabilités est d’apporter une aide pratique à la Fondation contre le Cancer dans le cadre de ses projets. Je veux agir comme une porte-parole afin de faire connaître le travail fantastique effectué par la Fondation pour aider les patients du cancer et leurs proches. Je veux aussi promouvoir la récolte de fonds, qui permet le financement de projets de recherche qui trouveront un jour un remède à cette terrible maladie.


Quel est votre souvenir/moment Relais pour la Vie favori ?


Je n’oublierai jamais la rencontre avec les autres Battants lors de mon premier Relais. Les retours reçus de leur part, sur la manière dont j’avais touché leur vie… Je n’aurais jamais pu imaginer avoir un tel impact. Je ressens une grande humilité à chaque fois que l’expérience se répète, lors d’un Relais ou en dehors.


Quel était votre premier Relais ? Comment s’est-il déroulé ?


Je me suis investie dans un des 3 premiers Relais pour la Vie belge, celui organisé à Bruxelles par la International Community of Brussels. Il a eu lieu en août 2011, sur le site de Tour & Taxis. J’étais co-présidente des Battants, et co-capitaine d’une équipe. Le concept de Relais était très vague pour moi à l’époque. Participer à son organisation était presque comme réaliser un gâteau dont on ne connaît ni la forme, ni le goût, en suivant une recette à laquelle il manque des lignes. Il faut soi-même remplir les vides, au cours de la préparation. Et je dois dire que notre premier gâteau, enfin Relais, fut délicieux une fois sorti du four. J’ai pris la parole lors de la cérémonie de clôture, et c’était la première fois que je parlais publiquement à propos de mon cancer.

Qu’est-ce qui fait l’originalité de Relais pour la vie par rapport à d’autres actions belges ?


Le concept de Relais pour la Vie est vraiment unique dans le sens où il englobe tous les patients, quel que soit leur type de cancer ; et qu’il implique des communautés entières sous un objectif commun.

 

Relais pour la Vie fête ses 5 ans en Belgique. Comment voyez-vous le mouvement évoluer ? Quelles sont vos attentes ?


La croissance de Relais pour la Vie est tout simplement incroyable. Ces 5 dernières années ont été merveilleuses. Nous avons appris énormément sur la meilleure façon d’organiser chaque événement afin d’atteindre les objectifs.
Je m’attends à ce que Relais pour la Vie devienne un concept largement connu du public belge. Je ne pense pas, par contre, qu’on y parviendra en organisant de plus en plus de Relais ; mais plutôt en les faisant mieux connaître du public, afin que chacun et chacune participe à au moins un Relais. Et cela commence par les enfants, qui seront les futurs membres de comité, bénévoles, participants et sponsors des Relais pour la Vie.


Décrivez Relais pour la Vie en une phrase.


Relais pour la Vie est un événement qui change une vie. C’est une combinaison de besoins individuels partagés avec d’autres, dans le but commun de faire reculer le cancer.

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